mardi 4 décembre 2012

INTERVIEW FOOT : FRANCK BERIA PASSÉ AU CRIBLE




 FRANCK BERIA PASSÉ AU CRIBLE



  Il est des gens qui, à mesure qu’ils gagnent en notoriété, perdent en humanité. Comme si, à chacun des pas en avant qu’ils accomplissaient sur leur parcours personnel, ces gens-là laissaient inexorablement derrière eux un peu plus des valeurs qui étaient sûrement les leurs quelques enjambées plus tôt. Et qui finissent par devenir de pâles succédanés de leur propre personne, bien trop occupés à paraître plutôt que d’être.
De ceux-là, en onze ans de journalisme, j’en ai connus beaucoup. Un peu trop, à mon goût.
Et puis il y a ceux qui n’oublient pas ; ni leur humanité, ni les valeurs qu’on leur a inculquées. Qui te parlent avec ferveur de leur passion, des étoiles plein les yeux, en mesurant la chance qu’ils ont de pouvoir la pratiquer. Qui savent intrinsèquement que leur amour du ballon rond ira toujours en grandissant, et qui trouvent toujours le temps de s’exprimer à son sujet. Franck Béria me semblait être de ceux-là. Et apparemment, je ne m’étais pas trompée…


LJ : Puisque tu es encore le mieux placé pour parler de toi-même, quels sont les adjectifs qui pourraient résumer Franck Béria le joueur, et ceux qui résumeraient l’homme ?
FB : C’est toujours difficile de parler de soi. Mais en essayant de jouer le jeu, je dirai pour le joueur : Polyvalent (ou multifonction), et pour l’homme : Moqueur mais respectueux.

Est-ce que justement le foot te fait devenir un autre homme ? Développe-t-il en toi des traits de caractère ou des capacités que tu n’as que sur un terrain et pas en dehors ?
 Depuis mon enfance, le football me permet de faire partie d’un collectif. Un milieu dans lequel je me sens bien puisque j’adore la convivialité des effets de groupe. D’un autre côté, j’ai grandi en cité avec la notion de plaisir sans forcément ressentir un besoin de gagner. Le contact avec mes adversaires et/ou coéquipiers m’a permis de révéler un esprit de compétitivité. L’exigence du niveau professionnel t’oblige toujours à faire de bons résultats. Cela a développé chez moi une culture de la gagne et la haine de la défaite.

Quelle est la chose que tu aimes le plus dans le football ?
J’affectionne particulièrement la rentrée des deux équipes sur le terrain… J’ai eu la chance de connaître l’émotion que procurent les grands matchs, lorsque le stade est en ébullition, que l’enjeu est à son paroxysme et que l’on ne peut même pas s’entendre sur la pelouse. Je suis un privilégié car on vit pour éprouver ce genre de chose.

Et celle que tu exècres par-dessus tout ? Est-ce qu’à la longue, cela serait capable de te faire abandonner ta passion si cela prenait le pas sur tout le reste ?
Paradoxalement, je déteste ceux qui trichent ou qui trompent le grand public en travaillant leur image à travers une médiatisation, parfois dirigée. Et malheureusement, dans le football comme partout, il y en a beaucoup ! Pour l’instant, cela n’a pas encore réussi à me dégouter du football.

Si tu n’avais pas eu la chance de vivre de ton football, quel métier aurais-tu aimé exercer ?
 Je ne tiens pas en place, je suis un impatient et intenable si je reste trop longtemps cloitré au même endroit. Si je n’étais pas footballeur, j’aurais de toute façon exercé un métier qui me permette de voyager et de voir beaucoup de monde, car j’aime m’adapter et voir différentes choses.

En dehors du foot, comment s’occupe Franck Béria ? As-tu d’autres passions ?
 J’ai repris les études depuis deux ans maintenant (Franck suit des études en Marketing des Organisations Sportives, NDLR). Et mes deux enfants, âgés respectivement de 3 et 5 ans, donnent déjà de quoi s’occuper. Je prends du plaisir à passer du temps en famille. Pour le reste, c’est soirée entre potes, sorties cinés, restaurants…

Tu es réputé pour ta grande polyvalence sur le terrain ; Mais toi, personnellement, à quel poste préfères-tu évoluer ?
 J’aime jouer latéral car ce poste me confère une participation plus directe sur les phases offensives. Malgré tout, je m’amuse également quand je joue dans l’axe  d’une défense car ce rôle nécessite une réflexion importante dans l’équilibre de l’équipe face au bloc adverse.

Tu as fait parti des Bleuets, notamment avec Rio Mavuba ; L’EDF pour laquelle tu as été préselectionné dernièrement, c’est toujours dans un coin de ta tête ? Puisqu’on a parlé de ta polyvalence, penses-tu qu’elle apporterait à cette Équipe de France ?
Officiellement, en tant que présélectionné, je peux effectivement être appelé un jour. Mais objectivement, je pense que le sélectionneur bâtit un groupe sur la durée dont je ne fais pas partie. A mon poste, il y a d’excellents joueurs. La particularité de mon profil est que je peux évoluer aussi bien à droite qu’à gauche ou encore dans l’axe. Cela offre une multitude de solution pour un entraîneur. Maintenant, au niveau international, c’est une autre histoire.

On stigmatise pas mal les footballeurs, on fait d’eux des portraits assez rédhibitoires d’hommes sans cervelle qui, lorsqu’ils ne courent pas derrière une baballe, courent après l’argent et les femmes.  Selon toi, pourquoi en est-on arrivé à schématiser un joueur de foot de la sorte ? Est-ce en partie justifié ?
On a tendance à schématiser les joueurs de foot parce qu’à un moment donné, certains ont véhiculé cette réputation rédhibitoire d’homme sans cervelle. Même si je ne pense pas que ce soit une majorité. En allant au fond des choses, on s’aperçoit que le football a énormément changé. Aujourd’hui les footballeurs doivent être prêts et réactifs dans leur interview, et ils n’y sont pas forcément préparés. Les médias font totalement partie du milieu. Et il y a une réelle évolution dans les techniques de communications, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant.



Parlons un peu à présent de tes préférences en matière de football… Quel joueur est ton modèle ou ton idole de jeunesse ?
Lorsque j’étais plus jeune, Lilian Thuram a longtemps été un modèle d’exemplarité pour moi. L’épopée des Bleus en 98 a renforcé cet avis. Néanmoins, mon seul regret est de ne jamais avoir eu l’occasion de connaître l’homme.

Quand tu étais gamin, quelle(s) équipe(s) supportais-tu ?
Depuis les cités du Val d’Argenteuil où j’habitais, je supportais naturellement le PSG qui était le club de ma région. Je trouve d’ailleurs satisfaisant pour le football français que la capitale retrouve une dimension européenne sur la scène footballistique.

Quel est ton meilleur souvenir footballistique en tant que supporter, et celui en tant que joueur ?
Au-delà des titres gagnés,  c’est le maintien avec le FC Metz en 2004, qui correspond également à ma réelle éclosion chez les pros, qui représente mon meilleur souvenir en tant que joueur. En ce qui concerne mon meilleur souvenir supporter, c’est France 98, et la fiesta qu’on a pu faire dans les rues ! C’est surtout à ce moment-là que je me suis rendu compte de l’impact que peux avoir le football dans notre société.

Et les pires ?
En tant que joueur, mon pire souvenir reste notre descente en ligue 2 avec le FC Metz. De manière générale, ceux que j’ai en tant que supporter sont l’ensemble des tragédies dont nous avons pu être témoins lors de matchs de football : les décès de joueurs sur le terrain, la catastrophe de Furiani, les conséquences dramatiques des bagarres entre supporters…

A choisir parmi tous les championnats, lequel préfères-tu suivre et pourquoi ?
Parmi les championnats les plus réputés, je suis de plus en plus attiré par la Bundesliga. Les stades sont modernes avec une affluence constante. Et les allemands ont un football qui me séduit, il y a beaucoup de rythme, le jeu va vers l’avant, il y a gros niveau athlétique.

Le meilleur entraîneur selon toi, qu’il soit actuel ou passé, c’est qui ?
Le meilleur entraîneur est pour moi Jose Mourhino, pour l’ensemble de son œuvre.

La vidéo dans le foot, pour ou contre ? Tu es plutôt Michel Platini ou Sepp Blatter ?
Je suis pour la vidéo dans le football, même si je trouve certains arguments pertinents dans la bouche de ceux qui sont contre. Le niveau de compétition est de plus en plus élevé. La vitesse et l’intensité des matchs vont devoir être assumées par les corps arbitraux. Je pense que c’est inévitable sur la durée et j’espère simplement que cela ne va pas trop dénaturer ce sport.

Tu as l’air de préparer le terrain pour ton avenir, avec la formation en Marketing des Organisations Sportives que tu suis… Dans dix ans, tu te vois comment ?
 Dans dix ans, j’aurai peut-être un rôle différent dans le football. En revanche même si ça paraît comme étant une suite logique, passer mes diplômes d’entraîneur et de management ne me garantie pas obligatoirement un avenir dans le football. Entre temps, il est possible que je change de direction et que j’éprouve l’envie de faire autre chose. Néanmoins, j’avoue que j’aurais du mal à m’extirper du ballon rond. 


LE VESTIAIRE DU LOSC VU PAR FRANCK BERIA

Le plus chambreur : Je ne suis pas mauvais dans cet exercice…
Le plus calme : Idrissa Gueye
Le plus nerveux : Florent Balmont
Le plus sérieux : David Rozehnal
Le plus cultivé : Malheureusement, aucun joueur à part Grégory Dupont, notre préparateur physique.
Le plus Playboy : Marko Basa
Le plus marrant : Laurent Bonnart
Le plus timide : Adama Soumaoro (jeune joueur).


INTERVIEW PARUE DANS BUT! LILLE N° 5 (OCTOBRE 2012)


lundi 9 mai 2011

Le Petit Manuel des règles pour être Rock'N'Roll sans forcément en écouter.

Le phénomène ne vous aura sûrement pas échappé : Alors que l'attitude et le style Rock'N'Roll étaient, jadis, réservés à toute une communauté de marginaux, musiciens et autres hors-la-loi bikers, voici qu'aujourd'hui ils sont à la portée de tout un chacun, même de ceux dont la vie est à l'opposé parfait de la philosophie Rock'N'Roll et dont les poils se hérissent dès qu'ils entendent le son d'une guitare saturée.

On peut même à présent affirmer qu'être Rock'N'Roll, c'est résolument fashion : Et vas-y que je porte un blouson et des mitaines en cuir, et vas-y que je mets des têtes de mort partout (t-shirt, badges, bagues, tatouages...), vas-y que je m'affiche avec un t-shirt siglé Nirvana ou Motörhead (alors que je n'ai pas la moindre idée de qui ils sont ni de ce qu'ils ont fait) et un jean déchiré, la dernière mouvance fashion étant d'avoir piqué aux punks et autres rockeurs leur paire de grôles de prédilection, la Doc Martens, alors que le mot d'ordre dans la cours d'école, il y a à peine dix ou quinze ans, était de tabasser tous ceux qui en portaient... Quel merveilleux retournement de veste, euh pardon, de situation.

C'est ainsi que depuis un petit plus de cinq ans, l'on voit se démocratiser l'attitude et le style Rock'N'Roll au sein de toutes les communautés et de toutes les classes de la société : On se souvient encore de ses rappeurs d'ATL qui en 2006 scandaient tel un letmotiv pour les dix prochaines années à venir "Party like a Rock Star", et il n'est plus étonnant aujourd'hui de croiser sur son chemin une petite de 14 ans le crâne à moitié rasé, le jean troué, la doc Martens au pied sans pour autant qu'elle ait jamais écouté quoique ce soit qui pusse ressembler de près ou de loin à du Punk, ni une bourgeoise élevée au grain bio dans le 16e affublée de ses mitaines en cuir fashion lors d'une soirée au Baron.

Ce n'est pas que je cautionne le fait de se donner l'air Rock'N'Roll alors qu'on en a ni la philosophie, ni la culture musicale mais, puisque je suis parfaitement impuissante face à ce phénomène, autant que je vous conseille les règles et usages, les us et coutumes de ce peuple barbare que nous sommes, nous, les rockeurs, les métalleux, les punks, les gothiques, les hardcoreux et autres chevelus sauvages puant la Heineken.

De ce fait, je vous présente :


LE PETIT MANUEL DES REGLES POUR ÊTRE ROCK'N'ROLL SANS FORCEMENT EN ECOUTER.




#That'sRock'N'Roll : De se réveiller tous les jours à 15h du matin. Un vrai Rockeur a passé sa nuit à picoler, à un concert ou dans un bar, finissant sa nuit ivre mort dans les bras d'une meuf ou en cellule de dégrisement après avoir été arrêté pour outrage à un agent. Se lever plus tôt serait inespéré, et totalement surfait. [cf toutes les Rock Stars, les chômeurs métalleux, les bikers piliers de bar]


#That'sRock'N'Roll Justement, de se faire arrêter sur la voie publique pour outrage aux bonnes moeurs ou à un agent, en gros, pour avoir montré votre pénis en pleine rue tout en vociférant des insultes qui feraient rougir Marilyn Manson himself à l'encontre d'un flic, ou se taper une pute à l'arrière de votre Renault 21, vitres ouvertes, cela va de soi. [cf Jim Morrison, Hugh Grant, etc..]


#That'sRock'N'Roll De boire de l'alcool chaque jour et d'être ivre à partir de 16h du matin (alors que vous vous êtes levé à 15h, voir le 1er commandement du #That'sRock'N'Roll), de montrer son zizi à 19h (voir commandement N°2), de vomir à 21h, et de finir par un coma éthylique Dieu seul sait où. (cf Serge Gainsbourg)


#That'sRock'N'Roll De ne jamais se souvenir de ce qu'on a fait la veille, parce qu'on a suivi le commandement précédent. (cf Jacques Chirac, Annie Girardot)


#That'sRock'N'Roll De boire de la Heineken dans une bouteille, dans la rue, en pleine journée. Attention, à ne pas confondre avec l'attitude "Antillais de Châtelet". Il est de bon ton également, dans ces cas-là, de réciter l'alphabet en rotant, ou de faire un concours avec son pote de celui qui boira les 33cl le plus rapidement. (cf Cameron Diaz)


#That'sRock'N'Roll De reprendre ABSOLUMENT chaque scène de Wayne's World, mais particulièrement la scène du "headbanging" en voiture sur du Queen (lexique : headbang : façon qu'ont les chevelus de bouger la tête en rythme sur de la musique en faisant virevolter leurs crinières de part et d'autre de leurs corps), et, de manière générale, de Headbanguer dès qu'on entend de la musique dite de "sauvages". (cf tous les hard-rockeurs des années 80)


#That'sRock'N'Roll De porter une minerve parce qu'on a trop headbangué la veille (voir commandement précédent)


#That'sRock'N'Roll D'être dépendant à une quelconque drogue (tabac, marijuana, alcool, cocaine, héroïne, LSD, crack, sexe, ou tous en même temps). (cf tout Hollywood + tous les musiciens que la Terre ait portés + tous les Chamans et autres prêtres mystiques)


#That'sRock'N'Roll De faire une cure de désintox' à un moment dans sa vie, parce qu'on est dépendant à la drogue, à l'alcool, au sexe, ou au trois réunis. (cf tout Hollywood + tous les musiciens depuis que la Musique est née)


#That'sRock'N'Roll De se taper une meuf tellement bonne que la dénomination "avion de chasse" n'est pas assez gratifiante pour elle, sous prétexte qu'on est musicien (ou manager de musicien, ou même roadie de musicien, au pire), alors qu'on est le fils spirituel de Sim et de Booder qui se seraient accouplés un soir d'été. (cf Marilyn Manson, Nikki Sixx et la moitié de la scène Rock)


#That'sRock'N'Roll Pour un homme, de s'être tapé plus de mille femmes (et hommes, mais ça ne se fait pas de les compter dans le palmarès). Pour une femme, plus de mille hommes (et femmes, et il est de bon aloi de les compter).


#That'sRock'N'Roll De casser une bouteille sur la tête de quelqu'un lorsqu'on est totalement ivre, ou d'insulter le premier venu comme s'il venait de tuer notre Môman (cf Janis Joplin, ou moi-même)


#That'sRock'N'Roll De mourir à 27 ans, en pleine gloire, d'une overdose (cf Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison) ou d'un suicide (cf Kurt Cobain). Si on a raté le coche, on peut repasser l'épreuve à 33 ans et mourir noyé (cf Jeff Buckley) ou, moins commun mais totalement certifié Rock'N'Roll, crucifié (cf Jésus de Nazareth). Si vous avez dépassé ce cap, il ne vous reste plus qu'à mourir, obèse, en costume blanc kitch pailleté, façon Elvis Presley.


#That'sRock'N'Roll De péter, roter, parler fort et comme un charretier, et faire les cornes sataniques avec ses doigts à n'importe quel moment de la journée (pour saluer un pote, à l'entente d'un morceau de Corbier, au rayon surgelé d'Intermarché...) (cf Tous mes potes d'enfance)


#That'sRock'N'Roll De finir à l'hosto pour avoir sauté du 3e étage sans parachute (cf Jarvis Cocker de Pulp), d'avoir dansé dans un pogo ou dans un pit, d'être tombé de sa batterie (cf. John Bonham, Led Zeppelin)


#That'sRock'N'Roll De devenir une légende immortelle alors qu'on est déjà morts.


Voilà les quelques humbles conseils que je puisse vous donner afin que vous soyez Rock'N'Roll sans que vous en écoutiez, mes amis ! L'ultime de cette longue liste, le voici :


NE PRETENDEZ PAS, SOYEZ ! ;-)



Signé Loreleï Jade, certifée Rock'N'Roll depuis 1984.


samedi 7 mai 2011

"J'ai peur" - Article paru dans Rolling Stone France N°6 - Mars 2003

ARTICLE PARU DANS LE MAGAZINE ROLLING STONE DE MARS 2003 / "HUMEUR" CONCERNANT LE COMMENCEMENT IMMINENT DE LA GUERRE EN IRAK


(Contexte de l'article : mars 2003. Après deux ans passés à décimer la population afghane, le gouvernement Bush s'apprête à entrer en terre irakienne et à y déclarer une guerre qui perdure (le retrait des troupes est une chose que Bush semble avoir du mal à assimiler...) de manière patente (mais que l'on montre plus ou moins selon que Jean-Pierre [Pernaud] ait réalisé un reportage sur la fameuse tourte de blettes de mamie Broissard ou que le sujet nous touche plus directement [la hausse du prix de l'essence, ça forcément, ça nous parle plus qu'une nation disloquée...], après avoir lancé un (faux) ultimatum à Hussein et ses fils (dont ils savaient tous pertinemment qu'il n'aurait aucune portée sur ses derniers... C'était donc là encore une "bonne "excuse -comme l'ont été les attentats du 11 septembre pour se permettre de faire ce qu'ils voulaient faire en Afghanistan...- envers le reste de la population mondiale pour pénétrer le territoire irakien). Nous n'en avions pas encore fini de ces "cieux étoilés" par des bombes en Afghanistan que nous nous apprêtions à devoir observer, en se sentant si impuissants, ceux irakiens que la nation à la bannière étoilée allait à présent occuper de ses missiles...)


"J'ai peur."


Ce matin, orée du jour mâtinée de rosée, est l'un de ceux où, les yeux encore embués de rêves, les pensées ne sont que questions et la peur en nos coeurs est légion ; plus que de se demander de quoi demain sera fait, craignant la primeur d'une ride marquant, plus que mon visage, le passage immuable du temps, ce matin, j'ai peur du jour présent.


Je crains ce monde dont on a bâti les fondations dans la putrescence de nos échecs et l'imbécile vanité par laquelle on s'en targue, encore ; je crains la cessité dont nos coeurs et nos yeux sont affublés, nous tenant imperméables à la nécessité de la tolérance envers la différence ; j'ai peur de ces "moi", "surmoi" et"ça" qui sont en deçà du plus bas des paliers dantesques des Enfers. Ô combien j'ai peur, en cette heure, de cet amalgame pernicieux que beaucoup trop fait en son esprit, ne différenciant pas celui qui a la foi de celui qui tend son arme telle une croix ; j'ai peur de ces âmes (déchues ?) qui ont fait du Croissant le symbole de tous leurs maux et de la bannière étoilée celui d'un ciel plus bleu, plus beau. Je crains cet "à qui de droit" que cette "puissance" déploie, fausse excuse vermineuse, qui s'octroie le droit de décimer un peuple, marquant d'un trait de sang un point précis d'une carte d'atlas, prétextant l'asservissement, se croyant sous l'égide de ce qui ne pourrait être en fait qu'une simple idole d'albâtre flanquée au fin-fond d'un cloître. J'ai peur de ce que les médias génèrent comme inepsies, de ce tube cathodique qui nous a soumis. Plus que tout ce matin, j'ai peur de notre irascibilité envers ce qu'on craint et ce qu'on ne comprend pas.


Et si alors la bêtise, aujourd'hui aux yeux de tous se résume à mes mots (maux), je veux bien être nommée la plus grande des sottes que d'être de ceux qui sonneront le glas ; si mes convictions ne sont que chimères, je me battrai donc contre des moulins à vent, je les préfère à celles dont les ombres sont une sanguinaire bombe à retardement.


Ce matin, terminus de ces cieux illuminés d'étoiles, alors qu'un nouveau jour se dévoile, j'ai peur ; de vous, de moi, de nous. C'en devient viscéral, je ne supporte plus nos vices et nos râles. Ce matin, je nous crains autant que je nous plains.



Loreleï Jade pour Rolling Stone N°6 (Mars 2003).

mardi 22 février 2011

LES B.T DE LORELEÏ : THEORIE N°4 : POURQUOI SOPRANO CHIALE-T-IL DE LA SORTE DES LORS QU’IL SE RETROUVE DERRIERE UN MICRO ?

Loreleï trouve toujours une bonne explication à tout, même aux questions les plus énigmatiques que l’homme peut bien se poser !


Aujourd’hui la question est :

Fichtre ! Pour quelle satanée raison Soprano chiale-t-il de la sorte dès lors qu’il se retrouve derrière un micro, comme s’il venait tout juste de perdre son chat qui se serait fait écraser par le camion des éboueurs de la ville de Marseille, exceptionnellement en activité ce jour-là ?




Loreleï vous répond !


Que les amis proches du félin de notre MC Geignard de poche se rassurent : Félix se porte à merveille, et n’a aucunement perdu l’une de ses neuf vies sous les roues d’un camion-poubelle. Comment l’aurait-il pu, d’ailleurs ? Il est de notoriété publique que l’activité des éboueurs marseillais est inversement proportionnelle à la fréquence des fausses notes dans une chanson de
Kenza Farah, et que leur existence est une légende montée de toute pièce en terre phocéenne au même titre que l’est celle qui veut nous faire croire qu’Alibi Montana est animé d’un quelconque talent musical.



Ce n’est donc pas Félix qui est à l’origine des pleurnichements incessants et totalement insupportables de notre cher petit Soprano. Mais alors, comme le chantait si bien Sylvie Vartan, « Qu’est-ce qui fait pleurer le petit homme et fait fleurir les lilas ? ». En tous cas ce n’est pas son chat.



Envers tous les défenseurs et autres amoureux des animaux, tels que la SPA, cette vieille peau fasciste de Bardot ou encore David Guetta (qui s’est tout de même marié à un ornithorynque grillé aux UV), et à l’égard de toi, qui lis ces lignes et qui ne comprends toujours pas pourquoi cet homme chiale à longueur de journées comme s’il avait subi trois apartheids, cinq fausses-couches et une journée de Soldes en tant que vendeur au H&M des Champs-Elysées, je vais aujourd’hui lever le voile (aucune offense n’est accordée aux femmes musulmanes revêtant le niqab au sein de cette phrase, veuillez le noter [CQFD]) sur l’un des mystères les plus incroyables de notre génération.



Fans de Soprano et autres déficients auditifs, vous me voyez navrée de vous annoncer cette terrible nouvelle : Votre artiste préféré (really ?), de son vrai nom Saïd M’Roumbaba (really ? [bis] Mais qui invente les noms de famille aux Comores que je le dénonce aux autorités chargées du Droit à l’intégrité nominale, s’il vous plaît ?) est atteint d’un mal incurable, une vile maladie orpheline qui le lèse et le pèse depuis sa plus tendre enfance : Cette atroce pathologie porte le nom de « nanisme lacrymogène ».



Explications : Le nanisme lacrymogène est une tare congénitale qui se développe entre la naissance et la puberté du sujet atteint, et dont les symptômes se traduisent non seulement par un ralentissement conséquent de la croissance, mais également par un débit lacrymal émotionnel qui dépasse l’entendement (nous parlons ici d’un volume égalant les 10m3/an). Une affection d’une rare cruauté puisqu’en plus de vous faire ressembler à Passe-partout quand il essaie de chanter du Johnny Halliday, elle vous fait passer pour la pire des chochottes tafioles pleurnichardes de tout le quartier.



Les parents de Sopra’ M’Baba, soucieux de l’avenir de leur bambin (et n’ayant pas les moyens de dépenser un salaire entier par mois en simple mouchoirs Kleenex®Triple épaisseur parfumés à la chlorophylle), eurent tôt fait de consulter les plus grands spécialistes que la terre phocéenne eût portés. Au terme de pléthore d’années de recherches, de pèlerinages à Notre-Dame de La Garde et de kilomètres de mouchoirs usagés, la famille M’Roumbaba trouva enfin ce Docteur bienfaiteur qui ramena l’espoir au sein de leurs cœurs comme d’autres amènent une bouteille de vin lorsqu’ils sont invités par des amis à diner.


Ce fameux Dr Adjoussou Cissé, seul médecin spécialisé en nanisme lacrymogène en France (dont il avait fait sa discipline première depuis qu’il en avait étudié à l’Université, totalement fasciné, le cas le plus connu atteint de cette affection : Edith Piaf), trouva très rapidement les dosages exacts du traitement que son patient devrait prendre, du reste à vie, afin de soulager ses souffrances chroniques dues à sa maladie ; et le petit Saïd pu ENFIN prétendre à une existence, si ce n’est normale, beaucoup plus clémente avec lui.



Ce temps béni où Soprano pu jouir de la vie sans restriction, comme de jouer au football avec ses amis sans forcément faire office de ballon, ou de regarder « Bambi » sans menacer de se jeter du 13e étage quand les méchants chasseurs tuent la môman du gentil faon, ce temps béni disais-je, ne dura malheureusement pas indéfiniment. En effet, comme dans toute tragédie digne de Racine, il y a toujours un moment donné où le drame pointe le bout de son nez, et dans cette histoire ici contée, il le fit précisément le jour où, de l’Olympique Marseillais, Didier Drogba s’en alla.



Le Docteur Adjoussou Cissé n’avait pas pour marotte qu’une maladie rare ou une chanteuse française naine qui ne faisait que se lamenter, il était avant tout le plus grand fan de l’Olympique Marseillais, et bien plus encore passionné par l’un de ses joueurs, compatriote ivoirien qui plus est, les plus doués : Didier Drogba. Aussi, le départ de ce dernier de l’équipe qui faisait tant vibrer le cœur du Dr Cissé sonna pour lui le glas (et l’arrivée de son petit cousin éloigné, Djibril Cissé, au sein de ce même club deux saisons plus tard finit de l’achever : En effet le Docteur ne pardonna jamais qu’un membre de sa propre famille, aussi éloigné fusse-t-il, bafoue l’honneur des Cissé en déambulant délibérément avec une bande d’arrêt d’urgence décolorée sur le sommet du crâne) et, totalement dévasté par la douleur, il rentra manu-militari à Abidjan, et sombra dans la Sapologie.



Le petit Soprano se retrouva bien vite à cours de traitement. Et les symptômes de sa maladie revinrent peu à peu, d'autant plus qu'ils s'accentuaient dès lors qu'il se retrouvait derrière un micro (un partisan de Freud affirma un jour que la forme du micro rappelait à Soprano le hochet qu'il tenait lorsque la maladie survint [CQFD]). Anecdote somme toute gênante puisque le héros de cette aventure avait entre-temps décidé de devenir chanteur. Alors qu’il brillait par tant de pugnacité acerbe au sein du groupe de rap auquel il appartenait, les Psy’4 De La Rime, durant la prise de ses médicaments (en atteste le titre « Au taquet »), l’arrêt brutal de ses piqûres quotidiennes engendra des catastrophes auditives au taux larmoyant-gémissant sans précédent, ou comment résumer les 90% inaudibles d’ « Enfants de La Lune » assez sommairement.



Plusieurs médecins tentèrent de succéder au Dr Cissé et de prendre le relais. Mais aucun ne décela le dosage médicamenteux parfait, rendant tour à tour notre petit Sopra’ totalement hystérique et dégénéré (le clip de « Halla, Halla » en est la parfaite représentation, on y voit notre pleureur marseillais, incontrôlable, saccager sans vergogne la Mecque footballistique qu’est le Vélodrome, et il se murmure même qu’il aurait entièrement détruit la réserve de Vodka de Mamadou Niang cachée sous la pelouse, incident dont l’attaquant sénégalais mis jusqu’en 2009 pour réellement s’en remettre..), tantôt insupportablement dépressif à tendance hautement suicidaire (« Moi j’ai pas », pour ne citer que ce titre parmi les 3 582 autres du même acabit).



La légende ne dit pas si le Docteur Adjoussou Cissé exprime un quelconque remord envers ce qu’il a fait à l’égard de nos pauvres oreilles malmenées et du rap français, entre un achat de veste en peau de crocodile rose et une soirée Coupé-Décalé.



Mais ce que je peux vous assurer, et c’est ce qu’il faut retenir de cette mésaventure, c’est que si le Docteur Adjoussou Cissé avait été polonais, il n’aurait pas jeté son dévolu patriote fanatique sur Didier Drogba et n’aurait donc pas fait une crise existentielle lorsque celui-ci quitta les couleurs de l’Olympique Marseillais, il nous aurait de ce fait épargné cette ignoble torture soi-disant « musicale » que Soprano nous inflige depuis qu’il n’est plus sous traitement et Edith Piaf aurait été et surtout serait restée la seule naine capable de chialer sans discontinuité sur 40 albums solos.


NOUS NE VOYONS PAS D’AUTRES EXPLICATIONS !

jeudi 11 novembre 2010

LES B.T DE LORELEÏ : THEORIE N° 3 : POURQUOI BAKARY SAGNA RESSEMBLE-T-IL A UN POUSSIN RASTA SOUS ACIDE ECHAPPE DE SON POULAILLER ?


LORELEÏ TROUVE TOUJOURS UNE BONNE EXPLICATION A TOUT, MÊME AUX ÉNIGMES LES PLUS OBSCURES !

AUJOURD'HUI, LA QUESTION EST : POURQUOI DONC BAKARY SAGNA RESSEMBLE-T-IL A UN POUSSIN RASTAFARIEN SOUS ACIDE ÉCHAPPÉ DE SON POULAILLER?


LORELEÏ VOUS RÉPOND !


Une nouvelle énigme s’impose aujourd’hui à nous: Pourquoi donc un homme semblant détenir les meilleurs passepartouts que la vie peut bien offrir aux plus chanceux d’entre nous, pourquoi donc un homme, qui avait pourtant plutôt bien commencé sa vie (il était noir, il était français d‘origine sénégalaise, il n’était pas forcément trop trop moche, il jouait au foot, et plutôt assez bien pour quitter les méandres calamiteux du championnat français et tutoyer celui, prestigieux, de cette bonne vieille grosse Élisabeth, dite Zaza, Reine de GB de son état, et être coaché par le non moins talentueux et tempétueux Arsène Wenger...
Rajoutons à cela qu’on ne lui connaît de plus à ce jour ni symptôme de pieds carrés, ni aucune protubérance disgracieuse sur ses extrémités tels que des cors, des durillons, des verrues ou encore des ongles mycosés, fléaux footballistiques sévissant vilement sans vergogne et desquels notre sujet semble miraculeusement être épargné. Que son podologue nous contacte si ici nous nous méprenons.), pourquoi donc cet homme-là, disais-je, sabote-il de lui-même, purement et simplement, sa vie et sa destinée si singulièrement extraordinaire en décidant, un beau matin qu’il s’est levé, certainement après une grosse cuite d’après-match, de se faire faire une coiffure qui le fait tout bonnement ressembler à un poussin rasta sous acide qui se serait échappé de son poulailler?





Loreleï vous explique tout :



Sans nul doute, tous les Dieux (ou du reste une grande partie, l’autre ayant répondu positivement à l’invitation que leur avait faite Dionysos de participer à son Orgie annuelle organisée par lui-même, aidé de son Comité de Lutte Contre la Chasteté et la Sobriété – le célèbre mais néanmoins controversé CLCCS - qui se déroulait le même jour à la salle des fêtes de l’Acropole, à Athènes) s’étaient penchés sur le berceau du petit Bacary Sagna, en ce jour de février 1983. Un privilège rare et d’une valeur inestimée accordé à une frêle minorité élitique sur lequel Baba (oui, soyons intimistes ! Lol) semble aujourd’hui impétueusement cracher. Parce qu’il faut bien l’avouer, oser arborer une coiffure pareille, c’est tout bonnement se foutre délibérément de la gueule des forces supérieures occultes (dieux, fées, elfes et chanteurs de country en tête) qui jadis lui offrirent l’or et l’encens, la myrrhe et les petits pains au lait dans leur package «tu seras un joueur de foot talentueux et reconnu, mon fils». Pourquoi? Dans quel but? Vers quelle destination? Quel est le projet? Loreleï va, par le truchement de sa théorie ci-après exposée, tenter de vous l’expliquer…


Que ceux qui pensent que cet «accoutrement capillaire» ridicule est dû à un choix et à un goût personnels passablement douteux réalisent qu’ils se méprennent : Non, un homme de sa trempe, pour lequel les plus hauts pontes divins ont sélectionné les qualités humaines les plus valorisantes et remarquables afin de les lui concéder, ne peut vraisemblablement pas être totalement dénué de bon goût à ce point-là ! Cette thèse absconde est une hérésie abominable pour la Logique ! Il est grand temps, pour la survie et le salut de tous, et surtout pour ceux de notre petit Bakary, que je dévoile ma propre thèse au Monde afin que la vérité soit enfin rétablie :

Le petit Bakary Sagna, ayant joui des faveurs divines comme j’ai pu l’expliquer plus tôt , est un grand humaniste dans l’âme, doué d’altruisme et de compassion comme d’aucun ne peut s’en targuer sur cette planète Terre. Mais pas seulement. Il est aussi un grand érudit, passionné de livres en tous genres, et plus précisément des biographies de Grands Hommes. Et de Grandes Femmes !

Un soir que le petit Bakary déambulait dans les allées emplies de livres du CDI de son collège (oui, le petit Bakary avait ce pli de venir chaque soir après sa dernière heure de cours se ressourcer dans cet antre culturel collégial, fuyant son quotidien morose de sportif dont le milieu est trop fait d’énergumènes incultes, afin de puiser dans les livres qu’il y trouvait la Science nécessaire à l’étanchement de sa grande soif de Savoir…), il tomba sur un épais recueil qui, alors qu’il l’ouvrait et le feuilletait furtivement, l’interpella. Ce n’était autre que le manuscrit de la biographie de la grande Mata Hari et, animé par une frénésie folle que les quelques mots qu’il avait lu avaient fait naître en lui et qu’il n’avait jamais encore ressentie, il couru à grandes enjambées, l’ouvrage sous l’aisselle, jusqu’à chez lui, et en oublia même de faire tamponner la fiche dudit livre par la dame du CDI (qui ne manqua pas de le rabrouer durement le lendemain de cet intolérable affront envers l’autorité scolaire, il faut bien l’avouer). Et il lu le livre entier en une nuit.

Depuis ce jour, émerveillé par la vie héroïque et palpitante de la belle espionne, Bakary Sagna se jura à lui-même de devenir un jour, une fois qu’il eut été grand, un admirable agent secret au service d’une cause digne de ce nom. Mais il savait aussi que le football, accaparant presque tout son temps, l’empêcherait ardemment de pratiquer ce noble passe-temps de manière assidue. Mais le football, pas bégueule, le rattrapa et lui offrit l’opportunité d’exercer ses talents d’espion en faveur d’une grande et noble cause humaniste. Et voici comment le Football fit de Bakary notre nouvelle Mata Hari :

Bakary, qui voue aux siens une amitié sincère et sans discontinuité, se lia assez tôt avec un autre joueur qui se prénommait Franck Ribéry. De parties sur Super-Nintendo en vols de bonbons à la boulangerie, d’acquisitions de coussins péteurs en matchs de ping-pong endiablés, de solides affinités se créèrent. Et perdurèrent, malgré les années. Devenus grands, les deux compères s’aperçurent vite tous deux que l’un et l’autre n’avaient pas le même succès auprès des filles, et cela peinait beaucoup Bakary, tant il était sensible et préoccupé de la condition de ses amis. La célébrité des deux hommes grandissant et aidant, Francky connu miraculeusement de moins en moins d’échecs frustrants auprès de la gent féminine. Mais Bakary n’oublia jamais, ô grand jamais, combien son ami avait eu à souffrir tant de fois de continuer à jouer à PES pendant que Baba, lui, partait s’exiler dans la pièce voisine en charmante compagnie.

Aussi, quand il fut un jour béni contacté par la grande mais néanmoins discrète Organisation Secrète du Monde du Football (l’OSMF, connue de tout joueur qui se respecte, qui vise à enquêter sur les mœurs, us et coutumes de ce milieu vil et impitoyable) afin d’en devenir l’un de ses plus fidèles et dévoués agent secret, Bakary n‘hésita pas une seconde. Et, entraîné par un zèle rare que son amitié pour Francky avait enfanté, proposa même au grand directeur de l’OSMF (dont nous tairons le nom dans un profond soucis de confidentialité) le sujet de sa première (et unique, à ce jour) mission au sein de l’Organisation : Faire une étude sociologique comparative par mois et par année du nombre de jeunes femmes acceptant de s’encanailler avec lui après total enlaidissement de sa personne sur une période de dix ans. Il est inutile de préciser qu’au terme de son étude décennale, Bakary, lors de la remise de ses conclusions sur cette dernière, n’oubliera pas de la dédier à son ami de toujours, Franck Ribéry, en terme d’hommage et de compassion envers sa piètre condition antécélébritique.


Et c’est ainsi que, sortant des locaux de l’OSMF investi de cette épique et vaillante mission, Bakary se rendit au salon du coiffeur le plus dénigré du pays et lui demanda de bien vouloir réunir tous ses talents les plus enfouis afin de l’affubler de la plus horripilante et inénarrable coiffure qu’un homme put afficher. Il en ressortit avec la tête qu’on lui connaît.

La légende ne dit pas combien, depuis lors, Bakary Sagna réussit à avoir de conquêtes de sexe féminin. L’étude n’étant visiblement, que dis-je, ostensiblement toujours pas achevée, les chiffres officiels ne seront communiqués aux grandes instances de l’OSMF qu’une fois celle-ci aboutie. Il y a une morale à toute cette histoire, souvenez-en vous bien :
L’amitié sincère va bien au-delà des difformités physiques et, bien plus qu’en amour, elle est capable de nous faire accomplir les œuvres les plus folles, même celle de se transformer en poussin rasta sous acide qui se serait échappé de son poulailler
.



Mais ce qu’il faut que vous reteniez, à tout jamais, c’est la conclusion de ma thèse, qui est :

SI FRANCK RIBERY N’AVAIT PAS RATE SON BUS QUI DEVAIT LE MENER JUSQU’AU CLUB DE CROQUET DE LA VILLE DE BOULOGNE-SUR-MER EN CET ULTIME JOUR D’INSCRIPTION DE CE DERNIER, IL NE SE SERAIT PAS RABATTU SUR LE CLUB DE FOOTBALL DE LA MÊME VILLE LE LENDEMAIN, N’AURAIT PAS BOUSILLÉ LA VIE DE CE PAUVRE BAKARY SAGNA QUI LUI-MÊME NE SE SERAIT PAS OBSTINÉ A NOUS POLLUER IMPUNÉMENT LA VIE DE MANIÈRE VISUELLE DEPUIS UNE PÉRIODE DÉRAISONNABLEMENT TROP LONGUE A PRÉSENT.




Nous ne voyons pas d’autres explications !



A demain pour une nouvelle théorie !

dimanche 31 octobre 2010

LES BONNES THEORIES DE LORELEÏ - THEORIE N° 2 : MAIS POURQUOI DIANTRE MENZO FAIT-IL PARTIE DE LA FONKY FAMILY ?




WARNING !

N.B AVANT LECTURE DE CETTE CHRONIQUE : POUR TOUS CEUX QUI S'INSURGERONT, CECI EST DE L'HUMOUR ET RIEN D'AUTRE ! JE N'AI RIEN DE PERSONNEL CONTRE MENZO, LA F.F, LES HANDICAPÉS, LES TOURS BUS NI MÊME LES OURSINS !

"ON PEUT RIRE DE TOUT, MAIS PAS AVEC N'IMPORTE QUI".


***

LORELEÏ TROUVE TOUJOURS UNE BONNE EXPLICATION A TOUT !


AUJOURD'HUI, LA QUESTION EST : MAIS POURQUOI DIANTRE MENZO FAIT-IL PARTIE DE LA FONKY FAMILY ALORS QU'IL RAPPE ENCORE MOINS BIEN QUE LE FERAIT MA GRAND-MÈRE SOUS POPPERS LÂCHÉE DANS UN BATTLE ?


LORELEÏ VOUS REPOND !


Comment expliquer qu'un combo aussi talentueux que le fut la Fonky family à ses grandes heures (période "Si Dieu Veut") ait accepté d'intégrer en ses rangs un mec qui, avouons-le, doit sûrement mieux réussir à faire un triple salto arrière jambes croisées doigts dans le nez avec réception sur le gros orteil droit puis roulé-boulé sur le côté que de rentrer un seize mesures correctement sans passer pour un dégénéré attardé ?


Loreleï vous explique tout :


D'aucun affirme que Menzo, Comorien d'origine, est seulement membre de la F.F afin qu'il y ait un énergumène capable de représenter cette communauté largement majoritaire à Marseille et ainsi, la fédérer au groupe. Comme le petit Soprano, à l'époque de la formation de la F.F, n'était encore qu'un sale morveux haut comme trois pommes qui ingérait ses crottes de nez (qui a dit que ça n'avait pas changé ???!!), le seul représentant des Comores disponible à Marseille à ce moment-là était Menzo (son cousin Patrick étant parti à la chasse aux oursins dans les Calanques).



Il y a certes une grande part de vérité à cela (Bien que l'on n'ait jamais pu vérifier si Patrick était effectivement parti pêcher l'oursin ou s'il avait pris le chemin du PMU marseillais le plus proche pour se pinter la gueule avec les copains.). Cela étant dit, cette supposition, à elle seule, ne peut prétendre à une tangible explication de ce drame national musical qui nous a fait bousiller les bandes magnétiques de nos cassettes de la F.F à force de passer en avance rapide tous les couplets que Monsieur Menzo nous infligeait.


Je tente ici de rétablir une vérité et de rendre à César ce qui lui appartient : Non ! ne jetez pas la pierre à la F.F ! Ces pauvres gens n'étaient pas fous ! Ces pauvres gens n'étaient pas sourds ! Ces pauvres gens avaient une solide raison d'accueillir en son sein cet ersatz de MC qui rappe encore moins bien que le ferait ma grand-mère sous ecstasy ! Pour leur honneur, je me dois aujourd'hui de vous l'expliquer. La voici :



Être musicien dans notre beau pays hexagonal est une chose ardue de nos jours : On court après les producteurs, les concerts, les cachets, les journalistes qui écrivent des choses mauvaises à notre encontre afin de les tabasser... Et lorsqu'on parvient enfin à signer, auprès d'une major ou d'un label indépendant, il ne faut pas croire que tout est gagné ! On se doit d'économiser chaque denier. (Les temps sont durs, on vous a dit, suivez !!).



Aussi, alors qu'en indépendant fougueux on sillonnait les routes de campagne, de concert en concert, à bord de notre rutilante Super 5 rouge où l'on s'entassait à 6, voilà qu'une major met à la disposition d'un groupe fraichement signé un énorme Tour Bus afin de partir en tournée. Une aubaine, me direz-vous ? Que nenni ! C'est là que notre drame prend forme.


Je ne sais s'il vous est venu un jour à l'idée de garer un Tour Bus sur une place ne pouvant accueillir qu'une Super 5. ne le tentez pas : C'est impossible. Aussi, nos jeunes rappeurs ce sont retrouvés confrontés à ce grand dilemme que tout musicien connaît et qui est : "Mais on va le garer où, ce putain de tour bus de meeeeeeeeeeeeeeerde". C'est là que l'énigme Menzo est résolue.



Pendant que les autres groupes musicaux galéraient à trouver une place assez grande pour ranger leurs beaux Tour Bus et collectionnaient les amendes gentiment distribuées par nos amies les Pervenches, la FF a trouvé la solution : Ils ont intégré Menzo dans leurs rangs. Ainsi, grâce à lui, ils ont pu se garer sur toutes les places handicapées avoisinant la salle de concert où ils se produisaient sans crainte de se prendre une amende !


C'est ainsi que j'explique la présence de Menzo au sein de la Fonky Family : Sans lui et sa carte handicapé, le Tour Bus de la FF n'aurait jamais trouvé à se garer aux abords des salles de concert et aurait compilé les amendes.


Croulant sous les dettes, ils auraient fini par devoir dissoudre le groupe après avoir dilapidé les recettes de "Si Dieu Veut" afin de les éponger et l'album "Art de Rue" n'aurait jamais vu le jour... Ce qui n'aurait pas été un mal, tout compte fait.





NOUS NE VOYONS PAS D'AUTRE EXPLICATION !



A demain pour une nouvelle théorie de Loreleï !
(SI JE SUIS ENCORE EN VIE ! lol)